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Le Fusible
Sylvain Meyniac
Le Fusible
photo : DR
Actes du théâtre n° 88.[ imprimer ]
Paul, un homme d’affaires de 45 ans, est à la veille de vendre sa société, quitter sa femme et changer radicalement de vie… Pour organiser son projet, il s’est confié à Michel, son ami dévoué, naïf et lunaire… Mais ce soir là, avant ce jour fatidique, tout bascule ! Contre toute attente, Paul perd la mémoire…

« C’est un vaudeville pur, avec la femme, la maîtresse et les compléments d’objet direct qui vont avec. Les accents qui roulent, les seconds rôles inattendus… Ca va vite, les dialogues ne sont pas écrits à la truelle et l’amour triomphe… Le public est conquis. »
Marie-France, Sylvie Metzelard, le 31 janvier 2016

« J’avais été emballé par Hier est un autre jour, la précédente pièce de Sylvain Meyniac, j’étais donc très curieux de découvrir sa nouvelle œuvre. Et bien j’avoue que je n’ai pas été déçu.
Impossible de ne pas rire devant les mésaventures abracadabrantesques de Paul Achard. En effet, dans Le Fusible, toutes les formes d’expression du rire sont exploitées. Il y a du rire fin, du gros rire, du gloussement, de l’éclat, du rire perlé, du rire en cascade, du fou-rire, du sourire. Sans cesse sollicités, nos zygomatiques ne connaissent aucun répit. »
Critikator, Gilbert Jouin, le 28 janvier 2016.


« Avec Le Fusible, j’ai voulu avant tout écrire une Comédie et essayer de faire rire les gens. J’ai intentionnellement voulu partir du postulat classique du Vaudeville : le mari, la femme, la maîtresse.
Mon but étant de faire une comédie moderne en conservant les personnages mythiques de la comédie de Feydeau que j’admire tant…
Faire du théâtre d’hier, un théâtre d’aujourd’hui… sauf que les codes ont changé. Nous sommes à l’époque de l’I-phone, de l’I-pad, nous ne vivons plus, nous I-vivons ! Aujourd’hui, tout est ‘I-quelque chose’, tous géo-localisés et joignables à n’importe quel moment… Alors comment garder la légèreté et la force comique de L’Hôtel du libre échange dans notre monde moderne…?
Pour essayer d’atteindre ce I-but et étant amoureux des situations absurdes, je me suis appuyé sur deux thèmes : la mémoire et la naïveté humaine.
J’ai voulu mettre un personnage absolument maître de lui-même, de ses émotions et de ses choix dans un contexte et une situation où il n’aurait d’autres moyens que de s’appuyer sur cette naïveté pour s’en sortir…
Albert Einstein disait : ‘Il y a deux choses qui sont infinies dans le monde : l’Univers et la Bêtise humaine… Sauf que pour l’Univers je n’en ai pas la certitude absolue. ‘
Et moi je rajouterai juste : ‘L’amour est la seule chose qui reste quand on a tout oublié ‘…
Vous avez tous les ingrédients de mon histoire. Enfin si je me rappelle bien ! »
Sylvain Meyniac

Théâtre des Bouffes-Parisiens, le 16 janvier 2016. (Une tournée de 40 dates a eu lieu en amont dans toute la France, la pièce a été créée le 3 novembre 2015 au Théâtre de Drancy.)

Mise en scène : Arthur Jugnot. Avec : Stéphane Plaza, Arnaud Gidoin, Juliette Meyniac, Gaelle Gauthier, Philippe Dusseau, Irina Ninova.

Personnages : 3 femme(s) - 3 homme(s) -

PAUL (en panique) Il ne faut pas qu’elle parte !... Elle va vite se rendre compte que j’y suis pas dans l’avion ! Aide-moi Michel ! Une idée… vite !
MICHEL (il réfléchit) …T’es foutu !
Valérie revient dans le salon.
PAUL (à Michel) Merci Michel ! Merci… (A Valérie, très calme.) Dis moi chérie, tu pars de quel aéroport ?... Parce que nous on part du Bourget.
VALERIE Mais t’as dit Roissy tout à l’heure au téléphone.
PAUL Ah ? J’ai dit Roissy ? (A Michel.) J’ai dit Roissy, Michel ?
MICHEL Je ne sais pas Paul, heu... Ca faisait un peu Roissy, mais…
PAUL Bourget !
MICHEL (acquiesçant à Valérie) Bourget.
VALERIE Il n’y a pas d’autre vol pour Moscou demain soir ! Je ne voulais pas vous rater ! C’est impossible qu’il décolle du Bourget !
PAUL Ahh !? (A Michel.) Il doit sûrement partir du Bourget et rouler jusqu’à Roissy avant de décoller alors !
MICHEL (complice) Peut-être... il y a quoi ? 5 km à tout casser entre les deux aéroports...
PAUL Moi j’aurais dit moins...
MICHEL Ah tu crois ? C’est drôle parce qu’en voiture c’est…
VALERIE Mais on s’en fout !
PAUL et MICHEL On s’en fout.